PORTE OUVERTE SUR LA FORMATION DE L’ACTEUR

Cher(e)s ami(e)s, cher(es)s spectatrices et spectateurs,
Nous voici avec notre traditionnelle fin d’année….

Ce n’est pas un spectacle que nous vous proposons mais une « porte ouverte » sur la présentation d’un travail d’apprentissage et de recherche autour des personnages de Xavier DURRINGER.  Une occasion de découvrir et de rencontrer une équipe de comédiens.  Un rendez-vous important pour eux, pour nous.

3 trimestres d’apprentissages autour de la construction du personnage, de l’écriture et de l’improvisation, 3 trimestres à se faire confiance, à expérimenter à lâcher le mental, 3 petits trimestres pour vous donner aujourd’hui le meilleur d’eux.

Cela nous amène à vous proposer de venir découvrir le fruit de notre travail.

Le 26 juin 2015 au Théâtre de DRAGUIGNAN

à 20h00

Salle Lily Pons

Entrée gratuite sur invitation       (N’hésitez pas à la demander !)

 

Une rencontre avec les artistes autour d’un « pot » convivial aura lieu à la suite de la présentation.
Durée « estimée » : 2h00

En espérant avoir le plaisir de vous accueillir afin de leur transmettre votre savoir faire et votre savoir être pour une meilleure construction  de leur vie d’artistes.

A l’occasion de cette invitation, n’hésitez pas à en parler à vos amis ou à votre réseau,
Bref ! Partageons cette soirée et venez nombreux les soutenir !!!

Artistiquement votre,

Delphine DONADEI                                                      dd.donadei@gmail.com

Art et culture à l’école

Communication en conseil des ministres : Art et culture à l’école
Information – Najat Vallaud-Belkacem – 11/02/2015

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication ont présenté une communication relative à l’art et la culture à l’école.

Il s’agit de transmettre aux plus jeunes notre patrimoine artistique et culturel, et de former des esprits humanistes, capables de comprendre cet héritage, et un jour, de l’enrichir. En créant des références communes, en valorisant le partage d’expériences, en luttant contre les fractures sociale et territoriale, l’éducation artistique et culturelle participe des politiques pour le renforcement de la citoyenneté et la transmission des valeurs de la République portées par le Gouvernement.

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République a instauré un socle de connaissances, de compétences et de culture que tous les élèves doivent maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire. Parallèlement, le ministère de la culture et de la communication accompagne la mise en place des nouveaux rythmes éducatifs, en appui aux collectivités territoriales.

L’éducation artistique et culturelle

Pour accompagner la généralisation d’une éducation culturelle et artistique de qualité, la formation des enseignants sera renforcée au sein des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation. Par ailleurs, des formations croisées entre acteurs culturels, enseignants, acteurs de l’éducation populaire seront organisées à l’échelle régionale par les pôles régionaux d’éducation artistique et culturelle.

Le Gouvernement entend donner la priorité à toutes les pratiques artistiques collectives dès le plus jeune âge. A ce titre, la pratique du théâtre, de l’improvisation, de la danse sera développée. La pratique du chant choral à l’école sera encouragée par la création d’une opération nationale de valorisation des chorales scolaires (« l’Ecole en chœur »), à laquelle toutes les chorales scolaires qui le souhaitent pourront participer. Les expériences d’orchestres et d’ensembles musicaux à l’école seront encouragées avec les conservatoires volontaires.

En lien avec le chantier prioritaire en faveur de la maîtrise de la langue française, les programmes d’incitation à la lecture et d’expression orale seront développés, en s’appuyant notamment sur les bibliothèques et médiathèques qui constituent le premier réseau culturel de la France. La pratique du débat sera développée.

Une Journée des arts et de la culture à l’école sera instituée, dès le printemps 2015, qui sera l’occasion d’un temps de rencontre et d’échange avec les familles.

Jamel Debbouze : son « traitement de fond » pour l’école

Jamel Debbouze, expert de l’éducation ? L’humoriste préféré des Français part d’un grand éclat de rire : « Non ? » Jamais il n’aurait imaginé que les enquêtes internationales les plus pointues consacrées à notre école recoupent son diagnostic : « C’est pas vrai ? ! » Que son expérience personnelle, son credo sur le sujet forgé au contact de tant de jeunes des « quartiers » coïncident si parfaitement avec les analyses savantes des experts.

Et pourtant, oui, Jamel cogne bel et bien là où ça fait mal, avec le punch et l’esprit de repartie qui le caractérise :

Notre école est malade, on a la folie de la compétition. Et puis on n’est pas tous égaux devant l’école. Déjà, celui qui a une chambre au calme… où il peut imprimer le cours après, ça change tout… »

La célèbre enquête Pisa ne dit rien d’autre. Nos résultats, déjà moyens, baissent chaque année. La faute, avant tout, à l’échec massif des élèves les plus fragiles. Des élèves presque tous issus des milieux les moins favorisés, souvent enfants d’immigrés, ne maîtrisant pas les codes de l’excellence scolaire à la française. Pisa critique aussi notre obsession de l’élitisme, notre préférence pour un enseignement abstrait au détriment de toutes les autres aptitudes.

Lanterne rouge

Résultat : la France reste la lanterne rouge de la vingtaine des pays de l’OCDE pour le rattrapage des inégalités sociales à l’école. Version Jamel :

Souvent, les gamins ne comprennent pas pourquoi ils doivent apprendre certaines choses, ils se disent que ça ne leur servira jamais plus tard. Et puis ils ont peur des bouquins, de ne pas savoir, de faire des erreurs… Alors ils n’ont pas envie d’aller à l’école, ils ne peuvent pas y trouver de plaisir. »

Aîné d’une fratrie de six, élève d’une ZEP, évidemment, il a étudié de près la question.

J’aimais l’école, mais mes résultats étaient en dents de scie, comme on dit. Je me souviens du mal que ça me faisait quand j’avais une mauvaise note. Ca me vexait, ça me rabaissait. Ca me touchait profondément. »

Un mal contre lequel Jamel est persuadé de détenir un vaccin :

De quoi on a tous besoin ? De confiance, de confiance en soi. A 14 ans, j’étais petit, moche, arabe et handicapé… Ce truc-là a changé ma vie. »

Ce truc-là, ce sont les matchs d’improvisation, discipline à mi-chemin entre le sport et le théâtre venue du Québec. « Là-bas, une compagnie s’est dit : ‘Les théâtres sont vides, les patinoires sont pleines.’ Ils ont importé le décorum du hockey sur glace dans un théâtre », raconte Alain Degois, le célèbre mentor de Jamel et de tant d’autres.

Règles ludiques et simples

Educateur à Trappes et comédien, il a eu l’idée d’y importer les matchs d’impro. Avec des règles ludiques et simples et une approche décomplexée de la scène.

Nous sommes dans une école de l’écrit, où les examens sont écrits. A Trappes, les enseignants ont tout de suite compris ce que l’improvisation pouvait apporter. »

Pour illustrer ses nombreux bienfaits, Mélissa Theuriau, l’épouse de Jamel, a produit un documentaire, diffusé le 10 septembre à 20h50 sur Canal+, « Liberté, égalité, improvisez ! ». On y découvre des collégiens des quartiers nord de Bordeaux transfigurés par la grâce d’une heure d’impro par semaine. Comme Samira, dévorée par une timidité qui l’empêche de communiquer même avec ses amis et sa famille. Pour évoquer sa vie d’avant, elle a cette formule saisissante :

C’est comme si je n’existais pas. »

Ou Adi, prêt à « décrocher », qui se remotive en jouant, ou encore Arthur, excellent élève qui apprend l’écoute grâce au travail en équipe.

Ce n’est pas comme du théâtre, où il faut passer par les textes, là, on leur demande juste d’être eux, pas ce qu’ils savent, d’où ils viennent. C’est une école de la confiance, un moyen exceptionnel de s’épanouir sans être sous le jugement des autres », s’enflamme Jamel.

« Libérer son corps »

Alain Degois est fier de son bilan :

Sur 600 jeunes passés par nos ateliers à Trappes, 6 ou 7 sont devenus comédiens professionnels… Mais il y a aussi tous ceux que cela a simplement aidés dans leur vie, et qui sont devenus pharmacien ou postier… « 

Parmi ces heureux improvisateurs, on aperçoit Jamel collégien dans le documentaire.

Quand je l’ai rencontré, il était empêché d’exister. Avec cet accident qui lui avait interdit le sport , se souvient Alain Degois.

Sophia Aram, autre célébrité passée par ces ateliers, nuance :

Oui, l’impro apporte énormément de choses quand on est ado, ne serait-ce que pour libérer son corps, mais si cela a si bien fonctionné à Trappes, c’est aussi par l’implication des enseignants, des politiques et grâce à une vraie mixité sociale dans le lycée, où se croisaient des élèves de tous les milieux. »

Une option au collège

Aujourd’hui, Jamel voudrait voir l’improvisation théâtrale reconnue comme une discipline par l’Education nationale, ou, à tout le moins, proposée en option aux collégiens.

Tous les jeunes devraient avoir cette chance, la chance que j’ai eue de pouvoir changer mon destin. Ce n’est pas un pansement, c’est un traitement, un traitement de fond. »

En priorité dans les ZEP :

La banlieue, c’est un truc qui vous exclut, c’est la zone. Ca veut dire que vous ne faites pas partie du truc. La zone d’éducation prioritaire, la zone franche, la zone pour tout ! Alors le simple fait d’aller voir ces jeunes, de leur montrer qu’on s’intéresse à eux, qu’ils ne sont pas seuls, c’est déjà énorme. »

Grâce à la fondation Culture & Diversité, financée par l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière, une douzaine de collèges disposent déjà de cette option. Intéressé, François Hollande a joué les invités surprises lors d’une compétition, puis, lors de la finale nationale, accompagné par Benoît Hamon et Aurélie Filippetti. Promesse a été faite par le président et ses ex-ministres de donner forme au rêve de Jamel.

Mais, si ça ne suffit pas, je suis prêt à aller dans les villes, à parler aux maires pour les convaincre, je suis prêt à me battre », assure-t-il.

Et, à Paris, il veut aussi ouvrir une MJC « près du Jamel Comedy Club, avec des cours d’impro, mais aussi des matchs d’improvisation écrite, sur ordinateur, avec des écrans où l’on peut voir s’inscrire les textes. » Chapeau l’artiste !

L’improvisation théâtrale dans les établissements scolaires : et pourquoi pas une option ?

LIBERTE, EGALITE, IMPROVISEZ !
90 minutes • Documentaire produit par Mélissa Theuriau pour 416 Productions • Réalisé par Allan Rothschild et Edouard Bergeon • Écrit par Luc Golfin • Avec la participation de CANAL+

Faire de l’improvisation une discipline scolaire reconnue par les pouvoirs publics, c’est le défi que Jamel Debbouze, comédien et humoriste accompli, Alain Degois, créateur de la compagnie Déclic Théâtre, et Marc Ladreit de Lacharrière, puissant homme d’affaires, se sont fixé.

L’improvisation théâtrale est une discipline qui peut servir à tous, et en toutes circonstances. À l’école, en entreprise, lors d’un entretien d’embauche ou encore à la tête d’une équipe, nous vivons tous des situations réclamant prestance, repartie et assurance. Marc Ladreit de Lacharrière en est convaincu : un jeune formé à l’improvisation développe des qualités précieuses et concrètes, essentielles dans le monde du travail. L’impro est aussi un outil d’intégration qui brise les barrières et les codes. Dans un monde où les inégalités sont chaque jour plus flagrantes, donner à tous les jeunes l’accès à l’improvisation s’avère un moyen d’équilibrer leurs chances de réussite, quel que soit leur milieu social ou culturel.

http://www.ecoledeslettres.fr/blog/education/limprovisation-theatrale-dans-les-etablissements-scolaires-et-pourquoi-pas-une-option/

http://etudiant.lefigaro.fr/orientation/actus-et-conseils/detail/article/le-theatre-comme-outil-de-formation-dans-les-ecoles-et-universites-12563/